Le camp St Marthe qui a vu des millions de jeunes passer pour rejoindre les colonies

Combien de millions de jeunes sont passé par cette caserne de transite pour rejoindre les Colonies l'Afrique du Nord en particulier

Alger la ville blanche

C'est cette vision que nous avions tous en arrivant au port d'Alger.Beaucoup d'entre nous étaient pris par l'émotion!!!
C'est cette vision que nous avions tous en arrivant au port d'Alger.Beaucoup d'entre nous étaient pris par l'émotion!!!
Le palais du Gouverneur
Le palais du Gouverneur
Cétais au XIXème siècle
Cétais au XIXème siècle
Crapahuter dans ces Montagnes n'était pas une sinécure
Crapahuter dans ces Montagnes n'était pas une sinécure
Très grande ferme Coloniale dans la riche plaine de la Mitidja (Algérois)
Très grande ferme Coloniale dans la riche plaine de la Mitidja (Algérois)
Sur la route qui mène par les gorges de Keddara à Palestro
Sur la route qui mène par les gorges de Keddara à Palestro

L'Algérie coloniale pays ''contrasté''

Tracteur à chenilles traînant un cover-crop
Tracteur à chenilles traînant un cover-crop
Paysans Arabe labourant avec une charrue en bois
Paysans Arabe labourant avec une charrue en bois
Deux Ânes traînant une charrue en bois
Deux Ânes traînant une charrue en bois
Moissoneuse-batteuse fin des années 1950  déjà très moderne
Moissoneuse-batteuse fin des années 1950 déjà très moderne
Moins moderne, venus d'un autre âge, deux Ânes piétinent la récolte pour la battre et récupérer le grain
Moins moderne, venus d'un autre âge, deux Ânes piétinent la récolte pour la battre et récupérer le grain
Gentille petit Félla pouvant devenir un redoutable combattants : Arazida-Arazida-Arazida
Gentille petit Félla pouvant devenir un redoutable combattants : Arazida-Arazida-Arazida

l'Algérie de Papa a vécu

 

 Bilan et réflexions sur cette époque de l'Algérie colonisé

 

Guerre longtemps restée sans nom pour les uns, "sale guerre" pour les autres, la guerre d’Algérie a laissé des traces indélébiles dans la mémoire et la sensibilité des 2 500 000 hommes qui la firent. Un bilan, même rapide s’impose. Bilan que l’on peut compléter par quelques réflexions sur les événements de ce drame qui marqua la France et les Français de ces années-là.Côté français le bilan est déjà lourd : 28 000 morts et le double de blessés parmi les seuls militaires engagés sur les terrains opérationnels. Ces victimes, quelles que soient les circonstances de leur mort et de leurs blessures, ont toutes été touchées au service de la France. Ces soldats avaient été mobilisés et envoyés "là-bas" par des gouvernements successifs, aux couleurs politiques différentes et issus d’élections démocratiques.Dans le camp français il est juste, légitime et équitable d’ajouter les milliers de Harkis, plus de 200 000, (Unités musulmanes de volontaires supplétifs algériens engagés aux côtés de l’armée française) morts au combat ou qui subirent un sort atroce après l’indépendance : la France n’ayant pas su les protéger. Un petit nombre d’entre eux ont pu rejoindre la Métropole où ils ont vécu en reclus, pour la plupart dans des camps dit d’accueil. A la fin du printemps et au début de l’été 1962, la plupart des 1 200 000 civils européens – dit Pieds-Noirs – ont connu l’exode vers la France avec tout ce que cela a représenté de déchirements et de souvenirs (maisons, cimetières, …) laissés sur cette terre tant aimée où les familles s’étaient succédées sur plusieurs générations.Côté algérien, le bilan confine au désastre. On a parlé de 800 000 à 1 000 000 de morts, tant parmi la population civile que parmi les engagés de l’ANL (hommes et femmes des maquis). Ces gens que l’on appela "les rebelles" et dont on souligna parfois la cruauté, prirent en main le destin de l’Algérie en 1962, destin malheureusement toujours aussi tragique à l’heure actuelle… Le nombre des blessés n’a jamais été comptabilisé, pas plus que le nombre des personnes déplacées : plusieurs centaines de milliers, si l’on recoupe les informations recueillies à l’époque. L’indépendance fut chèrement et durement acquise.Ce trop court bilan nous fait poser la question du pourquoi ? Où et comment identifier les responsabilités ? Il nous faudrait faire appel à des historiens spécialistes du drame algérien, ou tout simplement lire des écrivains "Pieds-Noirs" tels qu’Albert CAMUS ou Jules ROY dont l’oeuvre romanesque"les Chevaux du soleil" retrace les 130 ans de l’Algérie Française à travers l’histoire de deux familles – une Ariégeoise et une Franc-Comtoise – émigrées là-bas dès les premières années de la conquête. Il faudrait lire aussi tels ou tels ouvrages d’écrivains algériens musulmans qui ont tenté de comprendre, sans haine et lucidement, l’histoire de l’Algérie.La France, comme d’autres pays colonisateurs, n’a ni mieux, ni plus mal réussi sa décolonisation. Il faut dire qu’en ce qui concerne l’Algérie, les Français dans leur grande majorité ont mis du temps à admettre que ce pays – et pour des raisons multiples – ne380puisse plus faire partie du territoire national. Rappelons-nous les slogans : "La France de Dunkerque à Tamanrasset" ou encore "La Méditerranée traverse la France".L’Armée française a enrôlé des musulmans d’Algérie pour défendre son territoire (en 14-18 ou en 39-45), ses colonies (l’Indochine), ses intérêts hors frontières ; ses militaires maghrébins formaient des régiments ou des unités aux noms fort connus : Spahis, Goumiers, Tirailleurs, Zouaves de l’Infanterie Coloniale, Harkis, … Des milliers d’hommes ont donné leur vie à la cause française. Soyons honnêtes : ceux qui retournaient dans leur pays ou restaient en France furent-ils traités et respectés comme il aurait fallu ? Un racisme très ordinaire était souvent leur lot de consolation. Beaucoup de cadres de l’ALN avaient été formés dans et par notre armée. Citons deux d’entre eux parmi les plus célèbres : HAMIROUCHE, sous-officier longtemps recherché après son passage dans la clandestinité. Il était surtout connu pour sa cruauté envers les populations qui ne voulaient pas se soumettre à l’impôt du FLN et envers les soldats français tombant sous sa coupe. BEN BELLA, chef historique et premier président de la République Algérienne, avait, lui, combattu dans la 1ère Armée à la Libération en 1944.Chercher les responsabilités – ou les responsables – c’est pénétrer l’esprit même de la colonisation : esprit fait trop souvent de paternalisme, d’irrespect, voire de mépris envers les populations indigènes. Le mot indigène ayant acquis lui-même un contenu à signification péjorative.L’Algérie conquise dans la plus extrême violence à partir de 1830 fut divisée en trois départements : l’Algérois, le Constantinois et l’Oranais. Ce pays obtint le privilège ( ?) de devenir un pays de peuplement. Fortement encouragés, les volontaires européens (Français, mais aussi Espagnols, Italiens, Maltais) obtenaient les meilleures terres, puis fortune faite, les meilleures places et donc la réalité du pouvoir local. La Métropole veillait à la bonne marche des choses et au maintien de l’ordre. Très vite les arabes devinrent des citoyens de seconde zone, peu ou mal considérés, sauf quelques personnages (Emirs, Bachaghas, …) que l’on honorait avec ostentation. Quand NAPOLEON III (déjà !) puis, au début du XXème siècle, le Cardinal LAVIGERIE, élevèrent la voix pour un meilleur traitement des indigènes, on se moqua d’eux. Quand le Gouverneur Général d’Algérie dans les années 1930, monsieur VIOLETTE – dit "l’arabe" – tenta d’accorder aux algériens une plus juste place dans la conduite du territoire, on saborda ses projets. Enfin quand, s’appuyant sur les fraternisations de mai 1958, le Général de GAULLE tenta de faire entrer les arabes dans un réel processus d’égalité, malgré ses multiples efforts, il était trop tard. Les haines étaient trop fortes.Pour autant, même en multipliant les "si", l’Algérie aurait connu un jour ou l’autre son heure de vérité. Osons la question : les arabes et les Pieds-Noirs, dans le contexte où ils vivaient, pouvaient-ils cohabiter dans un même pays ? En 130 ans de présence, la France avait réussi de belles choses en Algérie. Elle n’a pas à rougir de la modernité du pays qu’elle laissait à ses nouveaux maîtres. Ce que l’Algérie est devenue depuis 1962 ne peut en aucun cas être une consolation.

 

Le 19 mars 1962, la France et les représentants de la résistance algérienne signèrent les accords d’Evian après de longues négociations qui entérinèrent l’indépendance de l’Algérie. "L’Algérie de Papa" (de GAULLE) n’en bascula pas moins dans le terrorisme aveugle de la terre brûlée, pratiqué par l’OAS. L’Algérie de Papa non seulement avait vécu, mais elle disparut corps et biens dans les violences de ce printemps-

 

Texte écris en 2002 pour le livre Monterfil ses habitants et sa mémoire

 

 Henri BOUCARD Profésseur d'Histoire Géo en retraite a Monterfil

 

Site réalisé sous la responsabilité de Alexandre BOUCARD, historien sur la commune de Monterfil

 

Correction de texte. Edmond et Henri BOUCARD

 

Textes extraits des livres:"Monterfil sous l'occupation" et "Monterfil ses Habitants, sa Mémoire"

 

 L'

 

Photo du header : retrouvée dans les archives de Pierre Leborgne, maire de Monterfil de 1945 à 1965.

 Sur la photo, 8èmeen partant de la gauche, Pierre Lefeuvre maire de Monterfil de 1965 à 1977

 

www.fnaca.org

 

 

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